Le 110m haies est une discipline où l'on ne court pas simplement vite en ligne droite : il faut anticiper, rythmer sa course et franchir les obstacles sans perdre son élan. Avec le recul, pensez-vous que cette discipline a façonné votre manière d'aborder le travail, les projets et les défis professionnels ?
L’athlétisme, et en particulier le 110m haies, m’ont forcément donné un héritage pour le restant de ma vie. Autant sur le plan personnel que professionnel.
Je dirais que le premier est la résilience. Sur un 110m haies, on sait qu’à tout moment on peut toucher une haie et qu’elle peut entraîner notre chute. Mais que pour passer celle qui suit, il faut rester sur ses appuis et se relever. Je vois qu’aujourd’hui le monde du travail n’est pas simple. Et je crois que cette faculté à ne rien lâcher, à se remettre debout pour continuer m’apporte beaucoup dans le travail. Que ce soit pour trouver un emploi ou pour construire et gérer de nouveaux projets.
Le second fait référence au premier car il s’agit de la part de folie qui se cache dans chaque hurdler (coureur de haies). Pour franchir des haies, je pense qu’il faut avoir une forme d’inconscience et aimer la prise de risque. On parlait souvent de « poser son cerveau » avant une course et ne pas réfléchir à l’éventualité de tomber et de se faire mal. Je crois qu’inconsciemment, j’ai gardé ça. Je l’ai ressenti lorsque j’ai créé B-Mouv. La majorité de mon entourage m’a encouragé et a félicité ma prise de risque, car eux-mêmes ne le feraient pas. Je ne m’en étais pas aperçu avant. Même si ça peut me faire peur, que je vais mettre du temps à prendre la décision de me lancer, je le fais quand même. Je tente également des projets vers lesquels je n’ai peu, voire aucune, expérience (la reprise de l’entreprise de produits de canard de mon père ou le monde de l’assurance, par exemple).
Je crois aussi que cette folie est reliée à l’adrénaline que ça apporte. Les compétitions c’est un shoot d’adrénaline permanent. Et je suis accroc à ça. J’ai besoin d’être stimulé, de ressentir ce petit frisson de peur et d’excitement entremêlé. C’est ce que j’essaie de chercher dans le monde du travail, aujourd’hui, et ce n’est pas toujours simple de le retrouver.
Le sport de haut niveau est souvent associé aux résultats et aux performances. Pourtant, ceux qui l'ont vécu évoquent davantage la discipline, la constance et l'exigence quotidienne. Quelle qualité acquise sur les pistes d'athlétisme vous accompagne encore aujourd'hui dans votre vie professionnelle ?
Effectivement, pour parvenir à atteindre le niveau national et plus (et y rester !), on se doit d’être exigent dans son quotidien, de se tenir à une discipline qui nous correspond. C’est très important que ça nous corresponde. Il y a des bases, bien sûr (bien manger, bien dormir, bien s’entraîner…), mais c’est très important que ça corresponde à chacun.
Je dirais que celle qui m’accompagne dans ma vie professionnelle est la discipline. J’ai gardé certains réflexes que j’ai appris grâce au sport. Par exemple, je déteste perdre du temps. Le temps a été mon « ennemi » pendant toute ma carrière. J’ai couru contre lui pour essayer de le réduire au maximum. Aujourd’hui, j’essaie d’être le plus efficient possible pour ne pas le perdre. J’organise mon planning de la journée, j’anticipe les heures avant de partir en rdv pour ne pas être en retard, j’effectue mes tâches le plus efficacement possible. J’ai vraiment gardé ça. J’essaie aussi d’être discipliné dans les processus mis en place par les entreprises dans lesquelles j’ai travaillé ou dans ceux que j’avais dans mes sociétés. Tout en ajustant si nécessaire, mais en étant rigoureux s’ils fonctionnent très bien.
Votre parcours vous destinait naturellement à rester dans l'univers du sport, mais vous avez choisi d'y contribuer à travers la communication plutôt qu'à travers l'entraînement ou la performance. Qu'est-ce qui vous attirait davantage dans ce rôle de bâtisseur de projets et de récits ?
Je me suis beaucoup posé la question de prendre la voie de l’entraînement. Je ne l’ai pas prise pour plusieurs raisons. La première est que je voulais continuer d’être sur la piste après mes études. Et je considérais difficile d’être à la fois coach et athlète.
Ensuite, je ne ressentais pas cet attrait pour l’entraînement. En tant que bénévole pourquoi pas, mais pas de là à en faire mon métier.
Enfin, durant mon enfance, j’ai été bercé par l’événementiel sportif. Mon père organisait des matchs de football à but caritatif avec les anciens Verts de 1976 et le Variété Club de France. Je le suivais dans chaque étape de l’organisation. Il était également directeur des stages de football Dominique Rocheteau à Royan. Il participait à de grands rendez-vous footballistiques et me partageait son expérience. Ça m’a vraiment marqué et j’ai adoré passer du temps avec lui et le voir organiser ces matchs. C’est donc naturellement que je me suis dirigé vers la filière Management du Sport. Je voulais aussi créer des événements pour rassembler les gens et les faire vibrer. C’était d’ailleurs l’un de mes principaux moteurs dans la création de B-Mouv : faciliter l’accès des événements aux gens, afin qu’ils puissent vibrer le temps d’un moment.
Malgré tout, aujourd’hui, le haut niveau me rattrape. Pas en tant qu’entraîneur mais pour retrouver une relation avec ce milieu. Par exemple, j’ai intégré la Fondation Mercato qui s’occupe de la reconversion des actuels ou anciens sportifs de haut niveau. Je bénéficie de leur soutien. Dans l’avenir je souhaiterais pouvoir m’engager afin de faire part de mon expérience à d’autres sportives et sportifs. Donc j’aimerais pouvoir m’investir d’une quelconque façon dans le sport de haut niveau.
Vous avez réussi à construire une carrière autour de l'athlétisme sans être entraîneur ni athlète professionnel. À quel moment avez-vous compris que votre avenir dans le sport passerait davantage par les projets, l'organisation et la communication que par la compétition elle-même ?
Je l’ai très rapidement compris de par mes résultats sportifs mais aussi parce que c’est l’athlétisme !
Chez les jeunes j’étais dans le top 10-20 français. J’étais qualifié en demi-finale/finale des championnats de France, mais je n’ai pas réussi à monter sur le podium. Je n’ai pas non plus réussi à porter le maillot de l’équipe de France. Ensuite, chez les espoirs, j’étais confronté aux seniors. J’étais dans le top 50 français. Je savais très bien que je n’irais pas plus haut qu’un championnat de France Elite. Surtout sur le 110m haies qui est une des disciplines les plus concurrentielles en France.
Il faut savoir être lucide sur ses résultats et son niveau. C’est pourquoi j’ai toujours suivi le double projet athlétisme/étude puis athlétisme/travail.
Mon deuxième point est que je faisais de l’athlétisme qui est considéré comme un « sport pauvre ». Nous ne pouvions pas vivre de notre sport avec un niveau national. Ce n’est pas du tout comme le football ou le rugby où vous avez une rémunération à ce niveau, voire même parfois régional.
Dans ma génération, seuls des Pascal Martinot-Lagarde, Renaud Lavillenie, Mélina Robert-Michon… pouvaient en vivre. Il fallait être médaillé international en seniors, ce qui n’était pas mon cas. Malheureusement, même certains de mes amis étaient médaillés chez les jeunes et n’avaient pas de moyens financiers leur permettant de consacrer tout leur temps à leur carrière. C’est la grosse difficulté du sport en France.
Après plusieurs années dans la communication sportive, quel est le plus grand décalage que vous avez découvert entre le sport tel qu'il est vécu par les athlètes au quotidien et le sport tel qu'il est perçu par le grand public ?
Le grand public ne voit que le show et la compétition. On voit des reportages sur les moments difficiles, bien sûr (je pense aux très bons Intérieur Sport de Canal +), mais ça reflète une toute petite partie de la réalité. Je dis souvent que j’ai vécu plus de défaites que de victoires. Que ce soit en compétition ou à l’entraînement. Une blessure, une course qui s’est mal passée, une chute sur une haie, un exercice qu’on n’arrive pas à faire et qui changerait la donne… Les gens ne voient aussi que les vainqueurs. Quand un sportif ou une sportive perd, il ou elle est tout de suite critiqué(e). Mais il faut se rendre compte des efforts faits en amont pour arriver au haut (et très haut) niveau. Parfois, un podium ou une finale peut déjà être une victoire suivant les galères qu’on a eues. Bien sûr qu’on vise tous une victoire mais il arrive que, de temps en temps, on puisse se contenter d’un peu moins parce que la saison a été compliquée.
Je pense aussi à l’aspect mental. C’est mon avis, mais je pense que quand on fait un sport individuel comme l’athlétisme, quand on perd on est seul et quand on gagne aussi. Je parle au niveau des émotions, de ce qu’on ressent à l’intérieur de soi. Et ce n’est pas facile de le décrire et de partager avec le grand public. J’ai souvent eu du mal à le faire comprendre à mon entourage ou aux personnes avec qui je discutais. Quand on perd, ce sentiment peut être très fort. On peut passer du temps à la ruminer, à se poser des milliers de questions. On peut en parler avec notre coach, notre psy ou préparateur mental, notre kiné, etc. Mais ce qu’on ressent en nous, ça n’appartient qu’à nous. C’est nous qui vivons avec cette défaite. Il en va de même pour une victoire importante. C’est un peu plus facile à partager avec les gens mais je trouve qu’une nouvelle fois, ce qu’il se passe en nous est compliqué à exprimer. Par exemple, lorsque j’ai fait mon meeting international en salle, je réalisais le rêve de courir contre Dayron Robles (champion du monde, champion olympique et recordman du monde du 110m haies). Ce sentiment de réaliser un rêve est très puissant et je trouvais ça tellement difficile à décrire que je pensais que personne ne pouvait comprendre ce que je ressentais. J’étais très heureux que ma famille et mes amis soient dans les tribunes pour vivre ce moment mais ce qu’il se passait en moi n’était qu’à moi. C’est très particulier à vivre et je crois que le grand public ne se rend pas compte. Une défaite ou une victoire sont des émotions très fortes qu’il faut arriver à gérer. Surtout quand le sport prend une grande place dans notre vie. « Ce n’est que du sport », mais c’est une grosse partie de notre vie et de nous-mêmes.
Votre profil LinkedIn porte une formule qui résume parfaitement votre parcours : « De la Piste au Pilotage de Projets ». Qu'est-ce que la piste d'athlétisme vous a appris sur le pilotage d'un projet ou d'une équipe que l'on ne retrouve dans aucun manuel de management ?
Elle m’a appris qu’il fallait accepter que rien ne se passera comme on l’a prévu ! L’athlétisme est un sport de chiffres et de sciences. De la physiologie, de la biomécanique, des chronomètres, des mesures… On pourrait se dire que pour faire moins de 50 secondes sur 400m, il faut passer en 24 secondes au 200m. Ça ne marche pas comme ça. Parce que de multiples paramètres entrent en compte. Certains qu’on n’aura pas prévus. Il n’y a pas de logique. J’ai pu courir 10 fois un 110m haies à 1 centième de mon record sans jamais le battre. Pourtant tous les feux étaient au vert. Et la onzième fois, sous la pluie, du vent de face, je le bats d’un dixième !
J’ai essayé de garder ça. Je peux même parfois vouloir trop anticiper les choses négatives qui peuvent arriver pour ne pas être surpris. Mais mentalement je m’y serai préparé. Dans un projet, on aura essayé de tout mettre en place le plus efficacement possible, d’anticiper les choses, il y aura toujours des surprises positives ou négatives. Et je crois que l’adaptabilité est le maître mot. Les haies m’ont aidé pour ça. Avant de faire du 110m haies j’ai beaucoup fait de 400m haies. Et s’adapter est la clef. Parce qu’on est amené à changer de jambe d’attaque en cours de course. On a un plan de course mais une méforme ou un sursaut d’énergie peut faire basculer ce plan. On s’entraînait d’ailleurs à ça en plaçant des haies n’importe comment sur la piste. C’était à nous d’adapter notre jambe d’attaque et nos foulées. Et j’ai toujours ça en tête lors de la gestion de projet. C’est une image qui me parle.
Concernant le management d’équipe je n’ai pas eu de collaborateurs à gérer pour le moment. Lors d’événements sportifs j’ai géré des bénévoles. Il faut, là aussi, s’adapter à chaque personne. Parce que la motivation d’un bénévole n’est pas la même pour chacun. Il faut comprendre ce qui l’anime à se lever à 6h00 un dimanche pour faire la circulation d’une course ou manipuler des barrières. Je pense que ce doit être pareil avec des salariés. Pour moi, le but du management c’est d’élever chaque personne à un meilleur niveau. Et ce dernier dépend, là aussi, de chacun. Certains auront de l’ambition et d’autres non. Et il faut faire avec. J’ai vu des athlètes avec un talent fou ne pas avoir de motivation à atteindre le haut niveau. Alors qu’ils en avaient largement les capacités. J’ai également vu le contraire. Certains travaillaient d’arrache-pied pour y arriver. Mes entraîneurs étaient dans cette logique d’adaptation, d’amélioration et de respect de chacun. Je suis très attentif à ça avec les gens avec qui je travaille.
On mesure souvent la réussite d'un événement à son budget, à sa fréquentation ou à sa couverture médiatique. Selon vous, qu'est-ce qui fait réellement qu'un événement sportif marque durablement les participants et reste dans leur mémoire ?
Les sensations ! Le slogan que j’avais pour B-Mouv était « Vecteur d’émotions ». Ça résume parfaitement ma réponse à cette question. Je voulais que cette entreprise soit le vecteur et le facilitateur d’accès aux émotions que procurent un événement. Pour moi une manifestation réussie est celle qui vous a fait ressentir quelque chose de fort. Celle qui, quand on en parle ou quand on revoit des images, on se dit : « j’y étais ! ». On a tous vécu ça. Le dernier événement qui a provoqué ça chez moi, ce sont les JO de Paris. Parce que c’était un rêve d’y participer mais aussi parce que j’ai vécu des moments très forts avec mes amis proches. J’étais présent lors de la finale du saut à la perche et du record du monde d’Armand Duplantis. On avait tous les larmes aux yeux de vivre ça. Un record du monde lors d’une finale olympique, on ne pouvait pas rêver mieux ! Tout le stade a explosé, les gens sautaient, s’enlaçaient et pleuraient. C’était un moment hors du temps, je n’avais jamais vécu ça ! On gardera ça à vie ! Deux jours après je vivais ma première finale olympique du 110m haies. C’était aussi très fort mais moins que celle de Mondo. Pourtant je l’attendais avec impatience car c’est ma discipline !
Aujourd’hui, je vois beaucoup d’organisateurs rechercher des collaborateurs pour travailler sur la « fan expérience ». Ce n’est pas pour rien ! Les Américains sont très forts pour ça. Je pense qu’on a pris un peu de retard, en France, mais ça y est on y vient. On a compris que l’émotionnel fera revenir les gens et surtout qu’ils s’en rappelleront durablement. C’est difficilement quantifiable mais c’est pour moi un vrai facteur de réussite. Le sourire des participants à la fin vaut beaucoup pour moi. C’était, en tout cas, ma plus grande fierté avec B-Mouv. J’ai eu un client qui, après un concert, m’a remercié en pleurant car il rêvait de voir le groupe qui jouait ce soir-là, au Stade de France. Alors qu’il avait payé 350 € la prestation ! Mais les émotions qui l’ont traversé pendant 3h00 étaient bien plus importantes pour lui. C’était ma plus belle récompense ce jour-là.
Le paysage médiatique français accorde une place considérable aux Jeux olympiques, au football ou encore au rugby. Comment faire exister l'athlétisme, le sport amateur et le sport de proximité dans un environnement médiatique aussi concentré sur quelques disciplines majeures ?
C’est une question difficile à traiter. J’ai essayé de travailler sur le sujet avec la Ligue d’Athlétisme Nouvelle-Aquitaine durant sept ans. L’athlétisme est un sport traditionnel, très cadré et très normé. On a du mal à sortir de nos schémas de compétition très ancrés. Cependant, depuis quelques années, il y a une vraie réflexion de la part de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) mais aussi d’European Athletics et de World Athletics sur le fait d’attirer les médias vers ce sport. Par exemple le projet de « Grand Slam Track » de Michael Johnson qui voulait révolutionner l’athlétisme en proposant une nouvelle ligue centrée sur les courses. Changer, également, certaines règles pour les finales des sauts ou des lancers, par exemple.
J’ai également suivi de très près le projet Golden Blocks, soutenu par Ladji Doucouré. Il propose aux enfants de quartiers prioritaires de découvrir certaines disciplines de l’athlétisme. J’ai souhaité le développer dans notre région Nouvelle-Aquitaine.
Je crois qu’il faut que les fédérations arrivent à s’adapter aux envies et aux habitudes des nouvelles générations. Cela peut d’abord les attirer à pratiquer un sport. Ensuite, chacun se dirigera ou non vers la compétition. Mais une communication sera faite. J’ai vu que la FFA vient de lancer le projet U*NXT Experience dont le but est de détecter de jeunes talents sous un format ludique mêlant athlétisme et culture. Je trouve que c’est un bon début.
À mon avis, il faut aussi des compétitions qui sortent des cadres classiques. Les médias aiment les nouveautés, les choses créatives et il faut aussi s’adapter à eux. Cela n’empêche pas de garder nos rencontres classiques (championnats, meetings…). Il faut trouver le juste milieu et c’est ce qui est le plus compliqué. Je n’ai pas de solutions miracles mais je crois qu’il faut tester et explorer.
Je sais aussi que certains médias, indépendants ou non, mettent en avant les sports moins regardés du grand public. C’est le cas de L'Équipe avec l’athlétisme, le volley, le BMX, la voile, le biathlon… mais aussi de Sport en France (la chaîne du Comité National Olympique et Sportif Français) qui propose une très large gamme de sports connus et moins connus.
Enfin, je pense qu’il ne faut pas négliger les réseaux sociaux. Certains créateurs de contenus arrivent à mettre en avant des disciplines et attirent donc les regards d’une forte communauté vers un sport. Je pense à Younivers qui compte aujourd’hui 110K abonnés sur Instagram et qui met en avant l’athlétisme (en particulier le sprint). Bon nombre de personnes qui le suivent ne pratiquent pas l’athlétisme. Et pourtant ils le suivent, et entendent parler de ce sport. C’est aussi un bon début.
Pour conclure, il sera forcément très difficile d’exister au même titre que les sports « majeurs ». Ils sont ancrés depuis bon nombre d’années dans le paysage médiatique et culturel. Il faut l’accepter et s’inspirer d’eux pour augmenter sa visibilité. Mais des solutions voient le jour pour faire exister les autres sports et je trouve ça très bien. Je crois aussi que c’est à chacun de s’ouvrir vers d’autres sports et d’ouvrir son esprit.


