Valérie Gruau, fondatrice de Seniors à votre Service

Grand entretien — JLPDécryptage

Valérie Gruau

Fondatrice de Seniors à votre Service

Introduction

En 2008, Valérie Gruau fondait Seniors à votre Service avec une intuition simple : l’expérience professionnelle ne devrait pas devenir un handicap à mesure que l’on avance en âge. Près de vingt ans plus tard, le sujet s’est imposé au cœur du débat économique français. En 2025, le taux d’emploi des 55-64 ans a atteint 61,7 %, son plus haut niveau depuis le début des séries de l’Insee, mais il reste inférieur à la moyenne de l’Union européenne, à 66,4 %. Surtout, la rupture demeure nette après 60 ans.

Cette progression quantitative masque une réalité plus résistante : selon France Travail, les demandeurs d’emploi de 50 ans et plus restent en moyenne 584 jours au chômage, contre 309 jours pour les 26-49 ans. Le Défenseur des droits relève parallèlement qu’un senior sur quatre déclare avoir subi une discrimination dans l’emploi.

À la tête d’une plateforme qui met directement en relation candidats expérimentés, retraités, particuliers employeurs et entreprises, Valérie Gruau observe ces tensions depuis 2008. Son expérience éclaire un paradoxe devenu central : comment demander aux Français de travailler plus longtemps si le marché continue de considérer l’âge comme un filtre à l’embauche ?

Dans cet entretien, elle revient sur l’âgisme, la formation, les reconversions, le cumul emploi-retraite, l’intelligence artificielle et les transformations encore nécessaires pour faire de l’expérience une véritable valeur économique.

Grand entretien

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Vous avez créé Seniors à votre Service en 2008, à une époque où l’emploi des 55-64 ans était très inférieur à son niveau actuel. Depuis, leur taux d’emploi a fortement progressé, au point d’atteindre des niveaux historiquement élevés. Pourtant, la Dares observe que la structure des métiers exercés par les seniors a relativement peu changé en vingt ans. Avec le recul que vous donne votre plateforme, avons-nous réellement transformé la place des seniors dans le travail, ou avons-nous surtout réussi à les maintenir plus longtemps dans un marché qui, lui, a moins changé qu’on ne le croit ?

Valérie Gruau

Le taux d’emploi des 55-64 ans a fortement progressé. Nous sommes passés de 31,0 % en 2000 à 61,7 % en 2025 selon la Dares. C’est une évolution positive essentiellement due au recul de l’âge de départ à la retraite. En revanche, l’âge reste encore l’un des principaux facteurs de discrimination à l’embauche. Si vous perdez votre emploi après 50 ans, il devient beaucoup plus difficile d’en retrouver un, et c’est encore plus vrai après 55 ans. Par ailleurs, les profils considérés comme seniors restent beaucoup plus longtemps au chômage que les autres catégories d’âge. La durée moyenne de chômage des plus de 50 ans est de 584 jours, alors qu’elle n’est que de 309 jours pour les 26-49 ans. Avec le recul, je dirais que les entreprises maintiennent plus longtemps des profils considérés comme seniors en entreprise. En revanche, les pratiques en termes de recrutement n’ont quasiment pas évolué. Les entreprises ne sont pas encore passées à l’action en ce qui concerne le recrutement des profils de plus de 55 ans. Les freins et les préjugés sont persistants, et ceux qui existaient en 2008 sont toujours d’actualité, malheureusement, en 2026.

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Les chiffres français font apparaître une rupture très nette entre 55-59 ans et 60-64 ans : en 2024, 77,8 % des premiers étaient en emploi, contre 42,4 % des seconds. Dans le même temps, les carrières sont appelées à s’allonger. Dans ce que vous observez depuis près de vingt ans, l’âge auquel un candidat commence à devenir difficilement recrutable a-t-il réellement reculé avec l’âge de la retraite, ou existe-t-il désormais un décalage croissant entre l’âge jusqu’auquel la société demande de travailler et celui jusqu’auquel le marché accepte réellement de recruter ?

Valérie Gruau

Je pense que l’âge auquel un candidat commence à rencontrer des difficultés pour retrouver un emploi a peu changé en vingt ans. Quand j’ai créé le site https://www.seniorsavotreservice.com en 2008, la barrière d’entrée côté candidats était à 50 ans et, assez rapidement, à la demande de nouveaux inscrits, nous l’avions abaissée à 45 ans. Aujourd’hui encore, dans certains univers, à 45 ans, vous êtes déjà confronté à la barrière de l’âge. Mais, si on positive tout de même, la barrière à 45 ans de 2008 s’est globalement déplacée à 50 ans en 2026.

Il y a par ailleurs clairement un décalage entre l’âge jusqu’auquel la société nous demande de travailler et celui auquel le marché accepte de recruter. On nous demande de travailler de plus en plus tard et je pense que nous n’avons pas d’autre choix que de travailler plus longtemps, étant donné que notre espérance de vie a augmenté et que notre courbe démographique est vieillissante. En revanche, les entreprises, aujourd’hui, ont encore de trop nombreux préjugés qui freinent, voire empêchent clairement, de recruter des personnes dès lors qu’elles ont passé la barrière de 50 ans. En fait, c’est comme si, à partir d’un certain âge, vous n’étiez plus en capacité de travailler, alors que c’est à ce moment-là, justement, que vous avez, au-delà de votre expertise métier ou de votre expérience professionnelle, de nombreuses qualités comportementales à mettre à profit en entreprise. Ce sont de vraies valeurs ajoutées pour l’entreprise.

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On explique souvent les difficultés de recrutement des seniors par l’âgisme. Mais les entreprises peuvent aussi invoquer le niveau de rémunération attendu, la surqualification, la mobilité, la durée d’engagement ou l’adéquation avec le poste. Or vous observez précisément des TPE qui recrutent des profils expérimentés ou retraités lorsqu’elles recherchent du temps partiel, de la stabilité ou une compétence immédiatement opérationnelle. Qu’est-ce que cela vous apprend : les entreprises rejettent-elles réellement l’âge, ou rejettent-elles surtout certaines conditions économiques et organisationnelles traditionnellement associées aux carrières longues ?

Valérie Gruau

L’âgisme, c’est tout ce que vous citez à la fois. C’est justement prétendre qu’à partir d’un certain âge nous ne sommes pas mobiles, que nous sommes trop qualifiés, que nous coûtons trop cher, que nous n’allons pas rester suffisamment longtemps dans le poste, que nous allons être difficiles à manager ou pas en phase avec les nouvelles technologies. Ce sont tous ces préjugés qui vont empêcher les recrutements et, si on décortique chacun de ces préjugés, on s’aperçoit en fait qu’ils sont complètement infondés.

Prenons l’exemple de l’IA : le leadership et les compétences cognitives des seniors sont idéaux pour encadrer et accompagner des projets IA. L’esprit critique est, entre autres, une compétence cognitive pivot qui est maîtrisée par les seniors et indispensable dans l’utilisation de l’IA. Les entreprises qui réussiront seront donc celles qui sauront articuler IA, expérience et nouvelles générations en favorisant les équipes multigénérationnelles.

Au fond, le problème n’est pas l’âge, c’est notre regard sur l’âge qu’il faut changer.

En ce qui concerne les TPE, quand elles recrutent à temps partiel, elles vont s’intéresser au profil senior, mais en particulier au profil des retraités. Parce qu’elles savent que les retraités ne cherchent que des compléments de revenus et ne cherchent plus un emploi à temps complet. Donc un temps partiel va les intéresser et ils vont vraiment s’engager dans la durée. Ils ne prennent pas ce type d’emploi par défaut. C’est un réel choix et un engagement de leur part. Par ailleurs, les TPE vont bénéficier de l’expérience, de l’expertise, de l’agilité et de l’autonomie de ces profils seniors.

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Près d’un actif de plus de 50 ans sur quatre déclare avoir déjà subi une discrimination liée à l’âge. Mais parler d’« âgisme » reste abstrait tant qu’on ne comprend pas où il intervient concrètement. À partir des situations que vous voyez passer sur Seniors à votre Service, à quel moment le mécanisme se déclenche-t-il réellement : avant même l’entretien, dans la perception du salaire ou de la surqualification, face à la perspective de manager quelqu’un de plus expérimenté, ou ailleurs ? Et qu’est-ce qui change lorsque le recruteur est un particulier ou une petite entreprise plutôt qu’une grande organisation ?

Valérie Gruau

Dans le cas d’un recrutement, l’âgisme commence bien avant l’entretien. Il commence déjà dans la sélection des CV. Il suffit d’indiquer « dix ans maximum » d’expérience dans les critères de sélection d’un algorithme pour que le CV d’un profil senior n’atterrisse jamais sur le bureau d’un recruteur. Par ailleurs, il est vrai que de nombreux managers craignent de manager des profils de l’âge de leur père ou de leur mère et écartent bien souvent d’office ces profils. Or, dans les entreprises, on s’aperçoit que les équipes multigénérationnelles sont beaucoup plus efficaces que les équipes avec des profils identiques. Les uns apprennent des autres. C’est pourquoi il est indispensable de former les managers et les recruteurs aux facteurs de discrimination.

Un particulier employeur verra l’âge comme un atout. Le fait de confier son enfant ou son parent âgé en perte d’autonomie à une personne qui a une expérience de vie, au-delà d’une expérience professionnelle, est rassurant. Il y a une forte notion de confiance qui est engagée.

Le recruteur d’une TPE verra l’autonomie immédiate, le savoir-faire acquis, la disponibilité — parce qu’à 50 ans on a moins de contraintes de vie qu’à 30 ans —, l’engagement dans la durée — une personne de plus de 50 ans qui trouve un emploi après, bien souvent, une longue période de chômage va s’investir sur le long terme ; elle sait la difficulté du marché du travail —, et la capacité à être opérationnel immédiatement.

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L’allongement des carrières suppose théoriquement que l’on puisse évoluer, se former ou parfois changer de métier plus tard dans la vie. Pourtant, l’accès à la formation diminue fortement avec l’âge : l’enquête que nous avons consultée fait apparaître un écart important entre les 55-64 ans et les générations plus jeunes. Est-ce, selon vous, l’un des angles morts du débat actuel : demander aux salariés de travailler plus longtemps sans avoir réellement construit un marché de la reconversion après 50 ou 55 ans ? Et que voyez-vous, concrètement, chez les personnes qui arrivent sur votre plateforme après une rupture de carrière ?

Valérie Gruau

Il y a un vrai souci avec le sujet de la formation. Les données Insee-Dares confirment que l’accès à la formation diminue avec l’âge : en 2022, 35 % des 55-64 ans avaient suivi au moins une formation dans l’année et 24 % une formation non formelle à but professionnel.

La formation est pourtant un incontournable et un véritable atout pour l’employabilité des seniors, mais pour toutes les classes d’âge en réalité. C’est un vrai levier à actionner par les entreprises, mais aussi par les collaborateurs qui doivent être acteurs de leur projet professionnel.

Le monde du travail évolue vite : nouvelles technologies, transformation des métiers, nouvelles organisations… Pour les salariés de 50 ans et plus, continuer à se former est un excellent moyen de rester acteur de son parcours professionnel.

Se former permet de développer de nouvelles compétences, de se familiariser avec les outils numériques, mais aussi de valoriser une expertise acquise au fil des années.

Pour les entreprises, investir dans la formation des collaborateurs expérimentés, c’est aussi faire le choix de préserver leurs compétences et de préparer l’avenir.

Après 50 ans, la formation peut également être l’occasion de faire évoluer son projet professionnel, d’envisager une reconversion ou de se positionner sur de nouvelles missions, plus en phase avec ses compétences, ses envies et les réalités de la fin de carrière.

Parce que l’employabilité ne devrait pas avoir de date limite, se former à tout âge est un véritable levier pour rester dans la course… et continuer à construire son avenir professionnel.

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Seniors à votre Service accueille depuis l’origine deux populations qui ne vivent pas du tout la même situation : des personnes encore en âge de travailler qui cherchent à retrouver un emploi, et des retraités qui souhaitent reprendre ou conserver une activité. Chez ces derniers, voyez-vous aujourd’hui davantage un désir de rester actif, de conserver du lien social et une utilité professionnelle, ou une nécessité de compléter une pension devenue insuffisante ? Et cette frontière entre choix et contrainte a-t-elle évolué depuis 2008 ?

Valérie Gruau

En effet, les actifs, donc les candidats inscrits sur Seniors à votre Service qui ont entre 45 ans et l’âge de la retraite, sont là pour trouver un emploi de façon tout à fait classique, alors que les retraités cherchent essentiellement des compléments de revenus, généralement à temps partiel.

Du côté des retraités, la motivation principale reste financière. L’idée est vraiment de venir compléter ses revenus. Mais, très souvent, elle est aussi liée à la nécessité de conserver du lien social, de se sentir actif, utile, mais le tout, évidemment, à temps choisi. Depuis 2008, la principale motivation a toujours été financière : petite retraite, nécessité d’aider financièrement un parent âgé en perte d’autonomie ou un enfant en quête d’un premier emploi, envie de conserver le même pouvoir d’achat que lorsqu’on était actif. Le passage à la retraite s’accompagne souvent d’une baisse des revenus, dont l’ampleur varie fortement selon les carrières et les niveaux de salaire.

On peut observer une différence en 2026 par rapport à 2008 : la nécessité, aussi, de rester utile, de conserver du lien social, est beaucoup plus forte et vient s’ajouter à la motivation principale d’ordre économique. En 2008, cela était plus anecdotique.

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Le recrutement se numérise de plus en plus : candidatures standardisées, mots-clés, présélection automatisée, outils d’aide au tri. Votre modèle repose au contraire largement sur une mise en relation beaucoup plus directe entre une personne qui propose son expérience et quelqu’un qui recherche un service ou une compétence. Est-ce que cette désintermédiation révèle quelque chose d’important : une partie de la difficulté des seniors vient-elle aujourd’hui de leur âge lui-même, ou de processus de recrutement conçus pour reconnaître des parcours linéaires et standardisés auxquels les carrières longues correspondent de moins en moins ?

Valérie Gruau

Le modèle de Seniors à votre Service repose sur la mise en relation directe candidat/recruteur et ne passe ni par une présélection humaine ni par une présélection IA. Il est aussi important de souligner que les recruteurs ne viennent pas par hasard sur une plateforme qui s’appelle Seniors à votre Service. Ils viennent parce que, justement, ils cherchent un profil mature, expérimenté, qui a déjà expérimenté des situations complexes et saura réagir. La plateforme https://www.seniorsavotreservice.com/ ne rassemble que des candidats de plus de 45 ans et des retraités. Sur la plateforme elle-même, l’âge n’est donc pas un critère d’exclusion.

En revanche, sur certaines plateformes ou via certains ATS de recruteurs qui ont des sites carrières, l’algorithme de sélection, l’outil de numérisation, peut devenir un réel frein pour les profils seniors, qui peuvent clairement être écartés d’office et ne jamais atterrir sur le bureau d’un recruteur ou d’un manager en raison des biais intégrés dans l’outil.

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La France a considérablement augmenté le taux d’emploi de ses seniors, mais elle reste sensiblement derrière plusieurs voisins européens. Après près de vingt ans passés à observer à la fois ceux qui cherchent à travailler et ceux qui acceptent de les employer, si vous deviez identifier non pas une mesure supplémentaire, mais le verrou structurel qui explique encore le retard français, lequel serait-ce : notre organisation des fins de carrière, les pratiques des entreprises, la formation, le coût du travail, notre rapport culturel à l’âge… ou quelque chose que le débat public ne regarde pas encore suffisamment ?

Valérie Gruau

En réalité, il y a plusieurs actions à mener de front.

Il y a un énorme travail de sensibilisation à la non-discrimination qui doit encore être fait dans les entreprises afin de former les recruteurs, les managers et de casser les préjugés qui existent encore sur des profils de plus de 50 ans. On ne devient pas obsolète du jour au lendemain. Aujourd’hui, ce n’est pas l’âge qui pose un problème, c’est le regard que nous, Français, portons sur l’âge.

Ce regard-là, plein de préjugés et de biais cognitifs, reste particulièrement marqué en France, même si l’âgisme existe également chez nos voisins européens. On nous a clairement fait croire qu’on pouvait travailler de moins en moins longtemps avec les 35 heures, la retraite à 60 ans, mais aussi les dispositifs de préretraite à la fin des années 1990, etc. Or notre courbe démographique devrait nous amener à revoir justement notre façon de travailler dans les meilleures conditions possibles, toutes générations confondues, et ce dans la durée.

S’il y a un point qu’il ne faut pas négliger, c’est la formation. Il y a trop peu de formations qui sont proposées après 50 ans. Or se former tout au long de sa carrière permet de monter en compétences et de garder son employabilité, soit pour rester dans son poste, soit pour évoluer vers d’autres fonctions également ou se reconvertir. On sait aujourd’hui qu’on ne passera plus toute notre vie à exercer un même métier, alors autant l’anticiper.

Il faut sensibiliser les entreprises pour faire de l’expérience non pas un risque perçu, mais un levier de performance. Certaines entreprises ont commencé à travailler très récemment sur la gestion des fins de carrière, et ce non plus à trois ans de la retraite, mais dans un réel plan de carrière à long terme, et cela inclut la formation. C’est une avancée positive qu’il faut encore renforcer et généraliser dans toutes nos entreprises.

En résumé, nous devons vite progresser à la fois sur le maintien dans l’emploi, en travaillant la montée en compétences, et sur le sujet de la non-discrimination à l’embauche après 50 ans.

Portrait de Valérie Gruau

Le parcours

À propos de Valérie Gruau

Valérie Gruau est la fondatrice et dirigeante de Seniors à votre Service, plateforme française dédiée à l’emploi des profils expérimentés et des retraités. Lancé en 2008, le service met en relation des candidats de 45 ans et plus et des retraités avec des particuliers employeurs et des entreprises. En 2026, la plateforme affiche plus de 440 000 inscrits.

Titulaire d’un DESS en affaires internationales obtenu en 1997, elle a travaillé dix ans dans l’événementiel et l’édition, comme cheffe de projet puis directrice de département, avant de créer Seniors à votre Service. Elle intervient depuis sur l’emploi des 50+, l’âgisme, le cumul emploi-retraite et la seconde partie de carrière.

Seniors à votre Service est signataire de la Charte 50+ du Club Landoy, membre de la communauté Les entreprises s’engagent sur l’axe emploi des seniors et partenaire expert de la Grande Cause « Diversité & Inclusion dans le monde du travail » de Make.org. Valérie Gruau mène également des ateliers et actions avec France Travail et participe à des événements consacrés à l’emploi des seniors.

Près de vingt ans après le lancement de la plateforme, elle défend une conviction constante : l’expérience doit être considérée non comme un coût ou un risque, mais comme une ressource économique et humaine.